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Mars-Elle

tutoriel couture débardeur facile sans patron patron gratuit jersey débutant mars-ELLE

Tutoriel : Couture d’un débardeur en jersey bio sans patron et en moins d’une heure

Ecrit par Tutoriel 4 commentaires

Est-ce que vous aussi, vous avez une collection de patrons très stylés et vraiment tendance et finalement peu de bons basiques ? Est-ce que vous aussi, vous vous jetez sur vos mêmes 5 vêtements basiques chouchous quand vous n’avez pas le temps ou l’énergie le matin ?

 

C’est le paradoxe de la couturière !

 

De mon côté, ça ne rate pas. Les matins où j’ai la tête dans le coton, j’ai irréversiblement besoin de mettre des vêtements confortables, faciles à assortir et qui me ressemblent. Je ne me sens ni déguisée, ni invisible. Avec ces vêtements, je peux démarrer la journée du bon pied.

 

Mais alors, pourquoi est-ce que je n’en couds pas plus ? Ces vêtements chouchous sont mon arme secrète des lundis matin chagrins. Pourquoi se priver d’avoir les vêtements chouchous fait-main ? Il n’est pas question ici de faire des prouesses couture ou de se surpasser mais simplement de réaliser ses vêtements à porter au quotidien.

 

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Et en été, rien de mieux qu’un débardeur (ou un Marcel ;-)) pour les lundis cotonneux du cerveau (et pour aller avec la petite jupe en jersey tout facile).

Pour cette réalisation, pas la peine de calculer les pièces d’un hypothétique patron. Il vous faut simplement partir de votre débardeur préféré. Celui qui vous va à la perfection. Celui qui est en rotation permanente entre la machine à laver et vous.

Nous allons, ensemble, pas-à-pas le répliquer.

 

C’est un tuto couture-clonage de Marcel 😉

 

(Aucun Marcel n’a été mal-traité pour les besoins de cette expérience !)

 

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Prérequis pour la couture

 

  • Temps de réalisation : une heure
  • Niveau de couture : débutant convaincu (c’est un nouveau concept)
  • Technique couture : couture jersey, pose d’encolure
  • Matériel : machine à coudre (ou surjeteuse), ciseaux, épingles, mètre de couturière, craie, etc.
  • Tissu : un coupon de 80 cm de long de jersey (idéalement 160 g/m) Ici, le jersey bio Feuillage à retrouver sur la boutique.
  • Patron : votre débardeur fétiche !

 

Préparation des pièces avant la couture

 

◆ Pliez votre débardeur en deux sur la ligne de symétrie. Posez-le bien à plat, bord à bord avec votre jersey lui aussi plié. Epinglez le débardeur sur votre tissu pour éviter des déplacements intempestifs !

 

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◆ Découpez le dos. Prévoir une marge de couture de 2 centimètres pour l’ourlet du bas et de 1 centimètre pour la couture des côtés et pour la couture des épaules. Sur les emmanchures et l’encolure, aucune marge de couture ne doit être ajoutée.

◆ Répétez l’opération pour couper le devant du débardeur en considérant les mêmes marges de couture que pour le dos. Pour couper précisément l’encolure et l’emmanchure qui sont plus décolletées (et donc moins accessibles), positionnez des épingles le long de l’encolure et de l’emmanchure pour marquer précisément à la craie leur position.

 

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◆ Avec un mètre ruban, mesurez l’encolure devant, l’encolure dos et les emmanchures devant et dos.

◆ Calculez les longueurs des bandes de finition comme suit :

  • Bande de finition encolure = (encolure devant + encolure dos) x 0,9
  • Bande de finition emmanchure = (emmanchure devant + emmanchure dos) x 0,9

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◆ Pour finir de préparer les pièces de votre débardeur, coupez :

  • une bande de finition pour l’encolure de la longueur calculée ci-dessus et de 4 cm de large,
  • deux bandes de finition pour les emmanchures (longueur calculée ci-dessus) de 4 cm de large.

◆ Les bandes de finition doivent être coupées de façon à avoir le maximum d’élasticité de votre tissu dans le sens de la longueur. Pour ce faire, les bandes de finition doivent être coupées généralement parallèlement à la laize de votre jersey. Cette précaution n’a pas d’importance dans le cas de jersey bi-extensible.

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◆ A ce stade vous avez 5 pièces coupées et prêtes à être cousues :

  • un devant,
  • un dos,
  • une bande de finition pour l’encolure,
  • deux bandes de finition pour les emmanchures.

 

Pas-à-pas couture

 

Le débardeur peut se réaliser complètement à la machine à coudre avec le point élastique de votre machine. Si vous avez une surjeteuse, vous pouvez l’utiliser pour les étapes marquées d’un astérisque (*).

  1. (*) Placez la pièce du devant sur la pièce du dos endroit sur endroit et piquez les deux côtés et les deux coutures d’épaules.
  2. (*) Pliez chaque bande de finition en deux, endroit sur endroit, dans le sens de la longueur et cousez les petits cotés de façon à obtenir un anneau.
  3. (*) Pliez les bandes de finition en deux dans le sens de la largeur, envers contre envers, sur toute la circonférence.Tutoriel couture jersey débardeur facile patron gratuit mars-elle tissu bio coton
  4. (*) Placer la bande de finition d’encolure bord à bord sur l’endroit de votre débardeur. Alignez la couture de la bande d’encolure avec le milieu dos du débardeur et le milieu de la bande de finition avec le milieu devant du débardeur, épinglez ces deux repères. La bande de finition est plus courte que l’encolure du débardeur. C’est normal ! Vous devez légèrement tirer sur la bande d’encolure tout au long de la couture et en particulier sur les arrondis.Tutoriel couture jersey débardeur facile patron gratuit mars-elle tissu bio coton tuto pas-à-pas débutant
  5. (*) Répétez l’étape 4 pour les deux emmanchures.
  6. Passez un bon coup de fer-à-repasser sur l’encolure et les emmanchures. Si les bandes de finitions baillent un peu, vous pouvez réaliser une surpiqure (au point élastique de votre MAC) pour fixer le surplus de couture sur le débardeur.
  7. Faites un ourlet avec un double rentré de 1 centimètre.

 

Et voilà !

La pose des bandes de finition demande un peu d’entrainement pour répartir la tension aux bons endroits. Mais avec le bon coup de main, le résultat est très propre.

 

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Il existe une autre technique pour terminer les encolures sans avoir besoin de tirer sur cette bande de finition. Ça vous intéresse que je fasse un tuto ?

Variations en tout genre

 

Sur base de votre débardeur chouchou, vous pouvez aussi faire quelques variations.

Pour l’exemple ci-dessous, j’ai gardé l’encolure et les emmanchures et j’ai élargi de 14 centimètres ­­­sur les hanches en abaissant l’ourlet de 12 centimètres. C’est presque une tunique.

 

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C’est le vêtement parfait pour l’été, aéré et facile à vivre. Je porterai cette tunique autant à la plage qu’à la ville !

Vous pouvez aussi faire un ourlet arrondi, jouer sur des découpes en color bloc, ou associer des motifs. J’adore ces techniques de couture qui permettent de partir d’un vêtement très simple et qui vous va très bien pour en faire facilement une pièce unique qui vous ressemble !

 

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Irrigation coton biologique et conventionnel consommation en eau impact

Entre le coton biologique et le coton conventionnel, la guerre de l’eau est déclarée !

Ecrit par Biologique, Coton, Monde textile Aucun commentaire

Un des aspects fondamentaux de la culture du coton biologique et du coton conventionnel, c’est l’eau. La culture du coton est tenue responsable de l’assèchement de la mer d’Aral (oui, toute une mer, pfuittt, envolée). En Inde, elle est aussi pointée du doigt lorsqu’il est question de la problématique grandissante de l’appauvrissement des nappes phréatiques.

 

Le coton et l’eau vivent une histoire d’amour compliquée. Le coton a des besoins considérables qui tentent à assécher sa partenaire, la terre. Une relation à la vie à la mort qui peut vite devenir mortelle !

 

Est-ce que ce couple est aussi problématique si on remplace le coton conventionnel par son frère, le coton biologique ? (Ceci est une expérience purement métaphorique, à ne surtout pas tenter avec des amis pour vérifier le taux de toxicité de leur couple…)

 

En se baladant sur le net, vous trouverez des informations presque miraculeuses : la culture du coton biologique consomme 91% d’eau en moins que la culture du coton conventionnel. Autrement dit, la culture biologique permet de consommer 10 fois moins d’eau que la culture conventionnelle. Waaaaw, c’est presque magique. C’est tellement magnifique que j’ai voulu en savoir plus !

 

C’est mon côté Saint Thomas. Pour y croire, je dois le voir. Je me suis perdue des heures durant dans les méandres du net pour collecter, digérer et comprendre des informations techniques, rébarbatives et parfois même un peu contradictoires. Le but est de comprendre ce chiffre magique : 91% en moins !

 

Pour bien comprendre tout ce qu’implique la culture biologique du coton comparée à la culture conventionnelle, vous pouvez vous replonger dans l’article dédié à la culture du coton biologique comparée à la culture conventionnelle et dans l’article dédié aux besoins climatiques du coton.

Irrigation coton biologique et conventionnel consommation en eau impact

Système d’arrosage partiellement à l’abandon

Vous venez avec moi questionner la magie du 91% ? Comprendre ce qu’il y a sous un chiffre apparemment simple et magnifique ? C’est parti !

A la recherche du « 91% » perdu en faveur du coton bio

 

Ce chiffre magique de 91% se retrouve sur bien des pages web sans aucune référence expliquant d’où il vient, pourquoi, comment, sur base de quelles hypothèses…

 

Et il est difficile à traquer le bougre. Parce qu’il laisse peu de traces derrière lui. Pas de liens, pas de références vers les études. Ce 91% est partout mais est très peu documenté. Le net n’est pas toujours aussi transparent qu’il le fait croire.

 

J’ai finalement mis la main sur la source de cette information. Ou plutôt sur les conclusions du rapport, mais c’est déjà pas mal. Les chiffres ont été bien moulinés et sont super clairs. Trop clairs, trop simple ?

 

L’étude de « Textile Exchange » reprend les productions de coton sur l’année 2014 de l’Inde, de la Chine, des Etats-Unis, de la Turquie et de la Tanzanie qui à eux seuls totalisent plus de 95% de la production mondiale de coton. L’échantillon considéré pour cette étude est très largement représentatif de la culture du coton.

 

L’étude évalue deux types d’empreintes sur l’eau :

  • L’empreinte  « Bleue » : c’est l’eau d’arrosage et d’irrigation. C’est celle qui est pompée des rivières et des nappes phréatiques. Cette eau va être utilisée par la plante (pour se construire, pour respirer, etc.) ou bien elle va être restituée directement vers le sol. Etant donné que le chemin de l’eau est modifié, toute l’eau prélevée par le système d’irrigation et d’arrosage sera comptabilisée même si la plante n’en utilise qu’une partie.
  • L’empreinte « Verte » : c’est l’eau de pluie ou l’humidité naturelle du sol. Dans ce cas, seule l’eau consommée par la plante est prise en compte. L’eau de pluie non utilisée par la plante ne subit pas d’impact dû à la culture du coton. Elle poursuit son chemin naturel vers le sol.

 

Irrigation coton biologique et conventionnel consommation en eau impact

Canal d’irrigation

Le rapport ne fait pas mention des hypothèses prises sur les données climatiques. Ben oui, on parle de centaines de milliers de fermes, c’est dur d’être précis sur les niveaux de pluie, le taux de pénétration dans le sol. Même imprécision pour la consommation d’eau d’irrigation (mon côté Saint Thomas vous disais-je…). D’où viennent ces données d’entrée ? Dans quelle moulinette à chiffres sont-elles passées ? Aucune idée !

 

Bref, « Textile Exchange » secoue le chapeau et Tadam, en sort le joli chiffre de 91%. C’est bon, ne cherchez plus ! On l’a trouvé le calcul de ce joli 91% qui se balade partout sur la toile. Dix fois moins d’eau pour la culture du coton biologique que pour le coton conventionnel.

 

Le WWF en action pour le coton

Mais je ne me suis pas arrêtée là, et j’ai mis la main sur un joli rapport réalisé par le WWF pour le compte de C&A (oui oui, la grosse marque de prêt-à-porter) qui devait aussi se demander d’où venait ce beau 91%.

 

L’étude, très sérieuse et très complète met en œuvre un procédé d’évaluation de la consommation d’eau totale pour la culture du coton conventionnel et du coton biologique pour plusieurs centaines de fermes dans différentes régions d’Inde (plus de 200 fermes biologiques). L’étude a porté sur les cultures de 2012 et 2013. Les données ont été collectées le plus précisément possible, cependant certaines variables ont dû être estimées (le temps de pénétration de l’eau dans le sol, etc.). Les résultats de ce type d’étude doivent toujours être interprétés avec précaution.

 

Par ailleurs, les zones concernées dans l’étude sont globalement pas ou peu irriguées. Ce qui est plutôt peu courant pour la culture du coton conventionnel qui en général use et abuse de systèmes d’irrigation.

 

Irrigation coton biologique et conventionnel consommation en eau impact

Système d’arrosage qui pompe directement dans la nappe phréatique.

Premières observations de l’étude du WWF sur la consommation d’eau du coton bio et conventionnel.

 

Après analyse des chiffres et des graphiques, les premières conclusions ressortent :

  • Dès qu’il y a irrigation, l’empreinte « Bleue » globale augmente drastiquement étant donné qu’il faut prélever 2 litres sur une rivière pour espérer asperger 1 litre sur la plante, le reste sera perdu en fuites et évaporation. Sur le litre utilisé pour l’arrosage, la plante n’en prélèvera qu’une fraction. Mais dans le calcul, c’est bien les 2 litres prélevés dans la rivière ou les nappes phréatiques qui sont pris en considération. En terme d’efficacité d’utilisation de l’eau prélevée, c’est très mauvais.
  • Les sols biologiques sont plus riches en matières organiques, ils retiennent donc plus l’eau que les sols érodés de la culture conventionnelle. La richesse organique des sols de culture biologique est due notamment à la rotation des cultures, la mise en jachère, l’acceptation des « mauvaises-herbes », etc. De ce fait, l’empreinte « Verte » des cultures biologiques est plus élevée, pas parce qu’il pleut plus, mais parce que le sol retient plus longtemps l’eau de pluie grâce à sa matière organique. Cette eau de pluie peut donc plus profiter à la plante. De ce fait, le coton a moins besoin d’être arrosé et l’empreinte « Bleue » est plus faible.
  • Pour les zones géographiques qui ne nécessitent pas d’irrigation, le total des empreintes « Bleue » et « Verte » pour le coton conventionnel est légèrement supérieur à celui du coton biologique (c’est bien la tendance qu’on attendait, mais on est loin des 91%). Et oui, un plan de coton qu’il soit engraissé aux produits chimiques ou pas a besoin de plus ou moins la même quantité d’eau.

 

Mais le rapport ne s’arrête pas là et considère l’empreinte « Grise » sur l’eau. Cette empreinte considère la quantité d’eau nécessaire pour diluer les polluants relâchés dans l’environnement à un niveau acceptable selon les standards internationaux.

 

Cette quantité d’eau calculée pour quantifier l’empreinte « Grise » n’est pas effectivement prélevée à l’environnement pour diluer les polluants. Mais elle est néanmoins prise en compte pour considérer deux situations finales qui sont comparables (aka : un environnement sain).

 

Selon cette étude, en Inde, l’empreinte sur l’eau (et non pas la consommation, on est bien d’accord !) est globalement 25 fois plus élevée pour la culture du coton conventionnel que celle du coton biologique. Gloups… Cette façon de calculer l’empreinte sur l’eau prend en compte la pollution de l’eau sur un échantillon de fermes cotonnières avec peu, ou sans irrigation.

 

Comparaison de la consommation en eau du coton biologique et conventionnel irrigation empreinte grise polluant assèchement des nappes phréatiques

 

Dans le cas d’une comparaison qui prendrait en considération l’empreinte grise et l’irrigation des cultures conventionnelles, on peut s’attendre à des extrêmes encore plus prononcés. Dans ce cas, la culture biologique du coton permettrait un impact sur l’eau peut-être 30 ou 40 fois moins important que la culture conventionnelle. Attention, ceci est une extrapolation qui n’est pas confirmée par une étude en bonne et due forme.

 

Conclusions de Mars-ELLE sur les consommation d’eau du coton bio

 

La première conclusion, c’est que ça n’est pas si simple de comparer des pommes et des poires (culture conventionnelle et biologique, irrigation ou pas d’irrigation, variations du climat). Les deux rapports analysés ci-dessus prennent des échantillons de base différents et appliquent des méthodes de comparaison différentes. Et encore, là je vous ai fait la version « courte » (oui oui, aussi courte que possible) parce que des méthodes d’évaluation, des rapports et des statistiques, il en existe bien d’autres.

 

Fondamentalement, qu’est-ce qu’il faut retenir de tout ça ?

 

Sans irrigation, le coton biologique ne consomme pas beaucoup moins d’eau pour sa croissance que son copain conventionnel. Cependant, la majorité de la culture conventionnelle de masse est faite dans des zones avec un très fort besoin en irrigation. Ce qui impacte terriblement l’empreinte globale de la culture conventionnelle. Et tout ça sans compter l’eau qui serait nécessaire pour diluer à un niveau acceptable les polluants répandus un peu partout dans les sols et les eaux par cette même culture conventionnelle.

 

Et comprenez bien qu’ici, nous ne parlons que de la culture du coton. On n’a même pas comparé la consommation en eau pour la production textile et la teinture pour une filière classique, ou une filière GOTS !

 

Bref, dites 91% en moins, 10 fois mois, 25 fois moins, si ça vous arrange (et que vous ne souhaitez pas vous lancer dans 4 pages de digressions comparatives), mais surtout citez vos sources !

 

 

Les sources utilisées pour cet article :

Les conclusions du rapport de Textile Excahnge

Le rapport du WWF pour C&A

Tutoriel couture jupe jersey facile sans patron patron gratuit Mars-ELLE

Tutoriel couture : la petite jupe en jersey bio, simple et sans patron

Ecrit par Tutoriel 2 commentaires

Pour sa première communion, Alice m’a demandé de l’aider à réaliser son tout premier vêtement à la machine à coudre.

Il fallait un vêtement facile à réaliser pour qu’Alice puisse le faire entièrement toute seule (héhé, c’est comme ça que je l’aide). Mais il fallait aussi un patron qui fasse mouche ! Rien de pire que d’arriver avec un vêtement fait-main qui ne met pas en valeur !

 

Simplicité et bluffant. Bref, c’est une mission pour du jersey !

 

Et comme le résultat est à la hauteur du défi, je vous ai concocté un petit tuto avec la réalisation d’Alice.

Je vous le disais dans les articles précédents, le jersey est une matière simple à coudre (moyennant quelques trucs et astuces). De plus, il présente l’avantage de facilement s’adapter à toutes les morphologies. C’est la matière parfaite pour un projet estival !

Ce projet est adapté aux débutantes en couture. Il se réalise sans patron (et sans stress) en suivant tranquillement les étapes du tutoriel de couture décrites ci-dessous.

 

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Prérequis couture pour réaliser sa petite jupe

 

  • Temps de réalisation du projet : une heure (avec la pause thé).
  • Information nécessaire : votre tour de bassin en centimètre.
  • Connaissances en couture : couture du jersey et réalisation de fronces.
  • Matériel nécessaire :
    • Machine à calculer (ou calcul mental…)
    • Machine à coudre avec un point jersey (ou une surjeteuse si disponible)
    • Nécessaire de couture de base (mètre, craie, ciseaux, épingles, etc.)
    • Un coupon de jersey de minimum 60 cm x 120 cm. Le jersey doit avoir une élasticité d’environ 25% (jersey standard). Si votre tissu présente une élasticité très différente, vous devez adapter la longueur de votre ceinture :
      • jersey plus élastique égale ceinture moins longue
      • jersey moins élastique égale ceinture plus longue

 

Tutoriel couture jersey jupe sans patron mars-ELLE pas-à-pas couture

Déterminer les pièces du patron

 

La jupe se compose de deux pièces : un rectangle pour la ceinture et un rectangle pour la jupe. On peut difficilement faire plus simple !

◆ Le rectangle pour la ceinture a les dimensions suivantes :

  • Hauteur : 22 centimètres
  • Longueur : (votre tour de votre bassin x 0.8)

◆ Le rectangle pour la jupe a les dimensions suivantes :

  • Hauteur : 42 centimètres pour une jupe au dessus du genou (pour une stature de 172 centimètres). Cette dimension est à adapter en fonction de votre stature et de vos envies (Alice a voulu une jupe légèrement plus longue et a coupé à 50 cm pour sa stature de 160 cm). Le plus simple est de mesurer directement sur vous !
  • Longueur : utiliser la largueur complète de votre coupon de tissu (par exemple, 160 cm). Plus il y a de fronces plus la jupe aura un aspect léger et vivant. Un minimum de 120 cm est souhaitable pour assurer suffisamment de légèreté.

 

Tuto couture: Les étapes

 

Pour les étapes de couture ci-dessous, une petite astérisque (*) vous indiquera les coutures que vous pouvez réaliser à la surjeteuse si vous en êtes l’heureuse propriétaire. Mais pas de panique, tout se réalise sans problème à la machine à coudre avec le point élastique (comme l’a fait Alice pour sa jupe de communion) !

Les marges de couture sont incluses et sont de 0,7 cm (demi-largeur du pied de biche standard).

 

Vos deux pièces de jersey sont coupées, place maintenant à la couture !

 

  • Plier la ceinture endroit sur endroit de façon à superposer les deux petits côtés bord à bord.
  • Idem pour la jupe.
  • (*)Coudre la ceinture, endroit sur endroit sur la hauteur.
  • (*)Coudre la jupe, endroit sur endroit sur la hauteur.

Tutoriel couture jersey jupe sans patron couture facile tutoriel couture débutante pas-à-pas Mars-ELLE

  • Réaliser un double rentré de 1 centimètre sur le bas de la jupe et piquer l’ourlet (aiguille double ou point élastique).
  • Froncer le tissu de la jupe (en tirant sur un de fil de fronce) jusqu’à obtenir la même longueur (circonférence) pour la jupe que celle de votre ceinture.
  • Répartir les fronces. Il existe deux écoles pour la répartition des fronces. En fonction de vos envies et de votre morphologie, vous pouvez :
    • Répartir les fronces de façon homogène sur toute la circonférence de la jupe (comme Alice).
    • Concentrer les fronces sur le devant et le dos de la jupe en laissant les côtés moins, ou pas du tout, froncés. Cela évite de rajouter de la matière dans une zone qui visuellement n’en a pas nécessairement besoin, ce qui est mon cas 😉 Tutoriel couture jersey jupe sans patron couture facile tutoriel couture débutante pas-à-pas Mars-ELLE
  • Plier la ceinture envers sur envers sur toute la circonférence.
  • Positionner la ceinture, autour de la jupe, bord à bord (le bord froncé de la jupe et les deux bords à-cru de la ceinture), endroit sur endroit en alignant les coutures du milieu de la ceinture et du milieu de la jupe.
  • (*) Coudre sur toute la circonférence (ne pas oublier de changer les réglages de la MAC et de remettre le point élastique).Tutoriel jupe jersey couture facile sans patron patron gratuit pas-à-pas couture Mars-ELLE
  • Découdre le fil de fronce. Je vous rassure, cette étape va très vite étant donné la longueur du point.
  • Se pavaner avec sa nouvelle jupe !

 

Des exemples de petites jupes en jersey

 

Voici la version d’Alice qui a réalisé son tout premier vêtement en couture toute seule. Cette jupe est entièrement faite avec la machine à coudre ! Et cerise sur le gâteau, elle l’a accompagnée lors de sa première communion. C’est pas trop chou ?

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Alice a décidé de répartir les fronces de façon homogène sur toute la circonférence de la jupe. Alice à voulu cette jupe plus longue pour être à l’aise en toute circonstance. Le petit jeu de changement de tissu entre la partie froncée de la jupe et la ceinture amène un brin de sophistication à cette jupe en jersey toute simple !

Le petit mot d’Alice : « Je suis trop contente, en plus je vais pouvoir la porter tout l’été, elle est super confortable ! ».

 

Elle a de quoi être fière Alice ! Objectif atteint.

 

Voici une de mes versions, vite réalisée avec une surjeteuse. J’ai choisi de répartir les fronces sur le devant et le dos de la jupe (et peu sur les côtés). Ce tissu est le jersey bio 100% coton disponible sur la e-boutique !

 

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On est dans la couture très gratifiante.

 

La jupe est unique grâce au motif bien présent. Ce motif amène toute l’originalité de la tenue qui est pourtant d’une simplicité et d’un confort inégalables. C’est un vêtement que je vais porter tout l’été et qui se réalise en un clin d’œil. A refaire encore et encore !

Par contre, j’ai une mauvaise nouvelle pour vous ! Les tissus utilisés par Alice sont des motifs tests et ne seront donc pas disponibles sur Mars-ELLE.

Si vous aimez le tissu de ma jupe, découvrez le sur la boutique en ligne

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coton bio couture écologie durable

Pourquoi du tissu en coton biologique pour Mars-ELLE?

Ecrit par Biologique, Coton, Monde textile 5 commentaires

Tissu en coton bio : Etat des lieux

 

Quand je parle de mon projet de tissu bio autour de moi, les gens me demandent souvent, « Mais ça veut dire quoi exactement coton biologique ? » ou bien « qu’est ce que tu veux dire par « coton biologique », tu ne vas pas le manger quand même?»….. Je réalise suite à ces discussions, combien nous sommes souvent déconnectés des réalités du monde textile.

Le textile et en particulier la mode, représentent un marché d’environ, à la grosse louche 3,000,000,000,000 dollars par an. Autrement dit 3 millions de millions de dollars par an (ça fait un sacré paquet de tissu n’est ce pas ?). C’est un secteur qui vend une image glamour et qui reste sous les radars de la transition écologique actuelle qui touche pourtant largement l’alimentation et l’énergie. Alors soulevons ensemble un bout de l’épais tapis qui recouvre tout ça pour tenter de comprendre le « coton biologique ».

Tout d’abord, pourquoi ce besoin de coton biologique ? Simplement parce que environ 2,5% des terres cultivables mondiales sont consacrées à la culture du coton, alors que cette même culture du coton consomme environ 15 à 20% des pesticides mondiaux. Gloups.

 

Coton bio récolte

Autrement dit, les pesticides sur les champs de tomates (culture conventionnelle qui probablement ne se fait même plus dans un « vrai champ ») c’est déjà pas jojo, mais pour le coton, à surface équivalente, on asperge environ 10 fois plus de produits chimiques. On ajoute à ça, les engrais, la consommation incroyable en eau, l’appauvrissement des sols, les traitements chimiques de la fibre et du tissu et j’en passe et des meilleures. S’impose alors naturellement la nécessité impérative de repenser et de revoir le modèle de production du coton.

Coton biologique versus coton conventionnel : le duel

 

Je ne suis pas ici pour démoraliser l’assemblée. Non ! Je suis ici, parce qu’il existe des solutions. Des solutions connues, maitrisées et applicables qui permettent de répondre point par point aux problématiques de pollution de la culture du coton et de la fabrication textile. YESSSSSS ( je vous avait dit que j’avais des bonnes nouvelles).

Voici un petit tableau comparatif des grandes étapes de culture et de manufacture pour vous permettre de comprendre l’impact du coton biologique comparé à son opposant, le coton conventionnel. Petit duel en règle, niak niak:

Biologique
Conventionnel
Préparation des graines
Non traitée, sans OGM
Traitées avec des fongicides et insecticides, possibles OGM
Préparation du sol
Rotation des cultures, engrais naturels
Engrais synthétique, mono culture intensive appauvrissement des sols
Contrôle des « mauvaises herbes »
Arrachages mécaniques ou manuels et tolérance sur les mauvaises herbes bénéfique pour les insectes et animaux
Insecticides et pesticides utilisés en masse, sol mis à nu.
Production (filage)
Stabilisation de la fibre avec utilisation d’agents non-toxiques
Stabilisation de la fibre avec utilisation d’agents toxiques
Blanchiment
Blanchiment au peroxyde non-toxique
Blanchiment à la chlorine, création de sous-produits toxiques
Traitement du tissu
Traitement à l’eau chaude avec contrôle du PH par des produits non-toxiques
Traitement à l’eau chaude et produits chimiques additionnels
Teinture
Basse concentration de métaux lourds et de sulfures
Haute concentration en métaux lourds et sulfures
Impression
Pigments en base aqueuse ou pigments sans métaux lourds
Pigments issus du pétrole avec haute concentration en métaux lourds
Prix d’achat
Elevé
Bas
Prix sur le long terme
Le prix juste pour protéger notre environnement. Les coûts des mesures pour protéger l’environnement et la société sont inclus à chaque échelon dans le processus de production.
Enorme. Les coûts liés aux impacts sur l’environnement (dépollutions, coûts sociaux, etc.) ne sont pas pris en compte dans le prix de vente et devront être assumés plus tard par on ne sait pas bien qui…

Coton biologique de la graine au tissu mars-elle tissu vente au mètre coton bio

 

Bref, on compte les points, et on comprend vite que les jeux sont biaisés, que les dés sont pipés, que l’arbitre est un gros vendu. Que seul le prix d’achat compte. Qu’à l’échelle mondiale les autres points sont du pipeau sinon, je ne serai pas en train d’expliquer à tout mon entourage « pourquoi du coton bio »…. Pourquoi, le coton biologique devrait être la norme!

Quel futur pour le Coton Biologique?

 

Noooon, je vous avais dit que je n’étais pas ici pour démoraliser l’assemblée, alors… place aux bonnes nouvelles !

En 2016, il y a eu une production d’environ 110 000 tonnes de coton biologique, ce qui représente une part d’environ 0,5% de la production mondiale du coton. Hé ! On avait dit des bonnes nouvelles Mars-ELLE. La bonne nouvelle, c’est que les chiffres de 2017 doivent encore être compilés et digérés par la grande machine à statistique, mais une augmentation signification de la production est attendue. On attend une augmentation d’environ 3-4% comparée à la production de 2016.

En parallèle, le coton durable se taille lui la part du lion. Son patronyme n’est pas particulièrement bien choisi et, en bon mot valise qu’il est, il englobe tout et un peu n’importe quoi (je vous parlerai de cela dans un prochain article). Oui, sa définition n’est pas claire comme du cristal, mais il connaît une augmentation significative sur les dernières années. Il représente actuellement environ 15% de la production mondiale annuelle du coton. Ce qui veut dire que les mentalités évoluent, enfin !

 

fleur de coton bio pesticides

J’ai encore tellement de choses à partager avec vous sur le textile, la jungle des certifications, ce fameux « coton durable », l’hypocrisie des grandes marques, les avancées significatives en agronomie, les questions d’impact social, le modèle économique. Et encore une foule d’autres sujets pour soulever ensemble, un petit peu plus chaque fois, le tapis qui nous cache la réalité du monde du textile.

Découvrez la dernière collection de tissu en coton Biologique imprimé de Mars-ELLE (fournisseurs certifiés GOTS).

 

Références:

Pour en savoir plus, rendez-vous sur :

 

portrait coco chanel

Les secrets du Jersey par Coco Chanel

Ecrit par Inspiration, Monde textile Aucun commentaire

Le Jersey est le tissu versatile par excellence qui permet de nombreuses réalisations couture aussi simple qu’élégante.

Mais laissez-moi revenir aux bases pour essayer de cerner ensemble ce tissu, les bases techniques et surtout son histoire un brin magique.

 

Les bases techniques

 

Le Jersey est une maille. Ce qui signifie littéralement que c’est un fil qui est tricoté, comme le tricot de votre gros pull préféré, mais avec une autre matière première et bien sur d’autres aiguilles ! Le Jersey est donc un type de tissu et pas une matière. Pour faire simple, le fil de base peut être aussi bien de la laine, du coton, ou toutes autres types de fibres synthétique. Vigilance donc, lorsqu’on dit Jersey, on ne dit pas tout. Il est impératif de préciser la matière!

 

La maille jersey, c’est exactement comme le tricot!

 

Grâce à ses mailles tricotées, le jersey est extensible et ce, même si le fil de base ne l’est pas. Par ailleurs le tissu ne s’effiloche pas. Les bords peuvent rester à cru sans faire apparaître de petits fils comme c’est le cas avec les tissus chaine-et-trame. Par contre, ce tissu a un défaut (qui n’en a pas ?). Il a tendance à roulotter sur les bords à crus, ce qui demande à la couturière un peu de doigté et d’expérience pour la couture.

 

Le jersey est le tissu le plus gratifiant à coudre. Il nécessite très peu de finitions. Et de part son élasticité et son tombé, il s’adapte gracieusement et sans effort aux particularités de votre morphologie, là ou une réalisation en chaine-et-trame demandera de nombreuses adaptations parfois compliquées à réaliser.

 

Une histoire de haute couture

 

Et si je vous disais que c’est Coco elle-même qui a propulsé le Jersey sur le devant de la scène ?

portrait coco chanel

Elle en jette Coco!

 

Le jersey était alors uniquement utilisé pour les sous-vêtements des messieurs. Ce tissu était considéré comme basique, voir vulgaire. Jusqu’au jour où une prénommé Coco décida de sortir ce tissu de son utilisation pour le moins intime pour l’exposer au grand jour. Elle a su voir le confort, l’élégance du drapé et du tombé du jersey dans un vulgaire tissu de slip. Bien vu Coco ! Bien sûr l’industrie de la mode s’est offusquée. Mais qui résiste à Chanel ?

 

Visionnaire ou opportuniste ? Coco Chanel combinait probablement ces deux qualités. Parce qu’en 1916, lorsque que Coco intègre le Jersey à ses collections, la France est sous occupation. Les zones de fabrique de tissu d’habillement classique sont globalement inaccessibles ou à l’arrêt. Seul les productions de jersey restaient en service. Coco a eu deux options : soit se réorienter dans la mode du slip gentleman, soit intégrer le jersey dans la mode féminine !

 

 

Depuis Coco, le jersey s’est étendu dans la mode féminine et masculine. Avec l’avancée de la technologie, une quantité de nouvelle maille dérivées du Jersey ont vues le jour comme le bord côte et l’interlock.

 

Le Jersey dans les garde-robes actuelles

 

De nos jours, le jersey qui gardait une réputation de tissu décontracté (voir réservé au sport) s’immisce de plus en plus dans des vestiaires aussi chics que confortables.

 

Le Jersey sera un excellent tissu pour toute la garde-robe des « hauts » de Monsieur et Madame. Le t-shirt standard, porté par une large majorité de la population depuis des décennies est confectionné avec du Jersey d’environ 140 g/m2. Associé à une coupe plus travaillée ou combiné avec de la dentelle, le Jersey peut aussi se montrer plus féminin tout en restant toujours aussi confortable.

top jersey dentelle couture Mars-ELLE

Jersey tout simple + dentelle = chic et confortable!

 

Du pyjama, à la robe portefeuille façon Diane Von Furtsenberg, les utilisations du Jersey sont infinies. Attention cependant, s’il est utilisé sur des coupes très près du corps, le Jersey ne laisse pas grand-chose à l’imagination… Dans ce cas, préférez un interlock ou un molleton qui présentent tous deux un tombé moins fluide (pour la prochaine collection hivernale de Mars-ELLE, c’est promis).

Vous avez peur de vous lancer avec le jersey? Pas de panique Mars-ELLE a compilé tous les trucs et astuces pour se lancer sereinement avec le jersey.

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Culture du coton fleur de coton

Connaissez-vous vraiment le coton bio? Le B.A.-BA de la culture du coton

Ecrit par Coton, Monde textile 4 commentaires

Le coton de tous les jours

 

Le coton nous le connaissons et le côtoyons de très près depuis toujours. Il constitue une part significative de notre garde-robe et nous habille jusque dans notre intimité depuis notre plus tendre enfance. En tant que couturière, je pensais être particulièrement sensible et informée sur cette matière. Le coton m’apparaissait comme une évidence. Le tombé, le grammage, la douceur, bref, j’étais une « experte ». Quelle n’a pas été ma surprise de réaliser que je ne connaissais rien de la plante dont sont extraits ces filaments de douceur. C’est parti pour une petite mise en bouche sur la culture du coton.

Je vis depuis quelques années dans un pays producteur de coton. Peu après mon installation, lors d’une excursion, un ami m’a dit «  tu as vu les champs de coton sont en fleur ! ». Je lui ai stupidement répondu « Ça ? Mais c’est un champ de patates, non ? »… La honte de la couturière !

J’ai finalement bien vite oublié ma honte et de découverte en excitation je me suis passionnée pour l’observation de ces champs qui s’égrènent le long des routes.

Culture du coton ramassage du coton

Au moment de la récolte, j’ai trouvé le moyen de me joindre au ramassage du coton. Une occasion de m’infiltrer « à l’intérieur » afin de découvrir cette plante merveilleuse. Je vous embarque dans cette folle aventure de « moissonneuse cotonnière » ?

Le cotonnier, c’est quoi ?

 

Pour commencer un point vocabulaire ! La plante dont est issue le coton s’appelle le cotonnier (de son nom savant Gossypium de la famille de Malvacées). Pour ma part, je continuerai à utiliser le terme galvaudé de : champ de coton, je ne suis pas à un abus de langage près!

Le cotonnier est un arbuste dont la taille varie entre 50 cm (dans les champs) et 10 m (pour les heureux cotonniers du monde sauvage). Dans les champs où le ramassage du coton est mécanisé (avec une sorte de grosse moissonneuse), les espèces plantées sont sélectionnées en accord avec la garde de la moissonneuse (la hauteur de son essieu), contrainte technique oblige.

Le coton est une plante vivace qui peut vivre une dizaine d’année… sauf dans les champs où le cotonnier est exploité de manière annuelle. Pourquoi ? Je n’ai pas obtenu la réponse. Mais, je suppose que c’est peut-être pour faciliter le travail des champs et des récoltes ? Ou bien pour s’adapter aux dictats de l’agriculture moderne qui veut que les champs soient retournés et mis à nu périodiquement ? En résumé, le cotonnier des champs est plus petit et vit moins longtemps que dans le monde sauvage pour s’adapter à la mécanisation de la récolte.

Culture du coton fleur de coton

Culture de coton fleur de coton

Le cotonnier est très exigeant concernant ses besoins climatiques. Il nécessite environ 120 jours de pluies abondantes pendant sa période de pousse (hé, ça pourrait le faire en Belgique dont je suis originaire ! ) Par ailleurs, il a besoin d’une période de soleil, de chaleur et de sécheresse pendant la période de maturation des graines. Il ne supporte absolument pas le gel (bon finalement, pour la Belgique, c’est mort ! ).

En réalité, les zones qui sont naturellement adaptées à la culture du coton sont les zones tropicales et subtropicales (de l’eau et de la chaleur, le tout en grande quantité).

Les zones n’ayant pas une pluviométrie de 700mm par an devront compenser le différentiel en irrigation. Pour vous donner une référence, 700mm, c’est pile-poil la moyenne annuelle Belge (mais si, vous voyez, le pays où il pleut tout le temps !). D’autre part, sans période sèche et chaude au moment de la maturation, les capsules et les fibres qu’elles contiennent pourriront avant d’arriver à maturité.

Bref le coton est exigent et sensible au climat.

La culture du coton: Au fil des saisons

 

Le coton fleurit en été, il a de superbes fleurs blanches-jaunes qui deviennent petit à petit rosées. La fleur est entourée de trois bractées (sorte de sous pétales) qui sont généralement très découpées. Elles protègeront la fleur des insectes nuisibles. Ces bractées sont considérées gênantes par les cultivateurs pour la récolte mécanisée parce qu’elle retiennent les fibres de coton.

La plante est si jolie et sa fleur si délicate qu’on se demande pourquoi elle n’a pas percé dans la décoration d’intérieur et la culture en pot. Mais là, je m’égare, il s’agit d’un autre sujet !

Culture du coton de la graine à la récolte floraison coton

A la fin de l’été, la plante est complètement séchée. Les fleurs se sont transformées en de grosses capsules oblongues vertes tachées de rouge. Les bractées (souvenez vous, ce sont les sous-pétales dentés) sont complètement séchées mais encadrent toujours le fruit. A pleine maturité, les capsules s’ouvrent en quartiers et libèrent les graines entourées des douces fibres blanches. Chaque capsule contient entre 20 et 40 graines.

Culture de coton fleur de coton

Les fibres de coton offrent une très bonne prise au vent ce qui facilite la dispersion des graines (dans le monde rêvé de la vie sauvage, pas dans les champs bien évidemment!).

La qualité du coton se mesure en centimètre et en résistance. Plus la fibre du coton est longue, meilleure est la filature et le tombé du tissu. La fibre de coton peut faire entre 1 à 5 centimètres de long. Un centimètre c’est trop court pour une utilisation textile tandis que cinq centimètres c’est le top du top.

Mais il n’est pas seulement question de taille (comme bien souvent). En effet, plus la fibre est longue, plus elle a tendance à être fine, ce qui est un atout pour le tombé du tissu. Son aspect se rapproche ainsi du fil de soie. Mais attention la finesse du fil ne doit pas compromettre sa résistance. En résumé : taille et résistance ! : what else !

Culture de coton fleur de coton

Le temps de la récolte

 

A propos de taille, retournons à la culture du coton et à la moissonneuse. Elle est impressionnante la bête, mais en vrai, ça se conduit comme une bicyclette et la cabine est même climatisée. Les cotonniers sont bien martyrisés et secoués par le passage de la « grosse Berta ». C’est peut-être pour ça qu’ils sont replantés chaque année au fait ?

cueilleuse de coton moissonneuse

Les différentes capsules de coton sur une même plante n’arrivent pas à maturité au même moment. Idéalement, un double passage à quelques semaines d’intervalle est nécessaire pour assurer un ramassage complet de la récolte. Dans les faits, le premier ramassage peut, si il est judicieusement planifié, récolter 80% de la production du champ. La consommation en essence, voir le prix de la location de la moissonneuse ne justifie pas toujours la seconde repasse.

Et les poignées de coton restantes se dispersent librement au gré du vent jusqu’à la fin de l’automne.

Laissons le champ derrière nous et embarquons avec le coton vers sa première étape de traitement. Le cultivateur va emmener directement sa production du champ chez le grossiste. Les prix au kilo sont fixés par « le marché », il n’y a pas grand-chose à discuter. Par ailleurs, pas beaucoup de choix alternatif pour le cultivateur qui n’a pas les infrastructures nécessaires ni pour stocker ni pour prétraiter sa récolte. Au mieux, il a accès à plusieurs grossistes pour essayer de négocier.

Devant le stock de coton, les hommes parlent de leurs récoltes et de la météo, comparent les qualités des cotons et discutent des impacts géopolitiques lointains sur le prix du leur coton. De mon coté je contemple abasourdie la montagne de coton qui est manipulée, triturée et renversée par un Bulldozer. Je n’ai qu’une envie : aller me jeter dans cette montagne duveteuse.

Avez vous déjà pu toucher les boules de coton et leurs douceurs incroyables ?

recolte du coton stockage

Le grossiste va effectuer plusieurs étapes de pré-traitement. Premièrement, l’égrenage ou la séparation des graines et des fibres de coton. Les graines sont utilisées pour l’alimentation du bétail ou sont transformées en huile végétale. Le coton, est ensuite cardé (grossièrement peigné) pour libérer les impuretés (bouts de feuilles, branchages, etc) qui sont prises dans ses fibres. Les déchets organiques pourront être utilisés comme combustibles ou être compostés.

Enfin le coton est enfermé en balle standardisée de 500 kg. Il est prêt pour son second voyage.

La suite du voyage

 

Les balles de coton sont achetées par des filatures qui sont en charge de produire du fil. Les filatures revendront leurs productions à des manufactures qui sont en charge de faire le tissu. Elles revendront les tissus aux usines de confection qui elles sont en charge de faire les vêtements. De surcroît, chaque étape peut être interrompue par un arrêt chez des grossistes ou éventuellement dans les stocks des spéculateurs.

Quel voyage en perspective!

Nous verrons ensemble dans les prochains articles les étapes de la fabrication du fil et du textile, mais aussi les implications de la culture du coton à notre époque ainsi que les impacts socio-économico-environnementaux et consort.

Si le coton est tout doux et léger quand on s’apprête à le transformer en petite robe d’été, l’envers du décors est bien différent : c’est un secteur économique et industriel énorme qui est sujet à la frénésie consumériste de ces dix dernières années, aux spéculations, à la mondialisation, aux changements climatiques, etc.

Plein de choses en perspective à découvrir ensemble sur la vie cachée de nos tissus d’amour ! Inscrivez vous à la Newsletter pour ne pas manquer les prochains épisodes!

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Mars-ELLE : un blog entièrement dédié aux tissus

Ecrit par Inspiration Aucun commentaire

Aujourd’hui Mars-ELLE sort de sa chrysalide pour se présenter au grand jour. Mais c’est quoi, c’est qui Mars-ELLE ?

 

Mars-ELLE est un blog dédié entièrement à nos amours de tissus. Ces tissus qui nous font vibrer, qui nous font rêver à des créations coutures merveilleuses.

 

Les dessous du monde textile

 

Au fil des articles sur Mars-ELLE vous découvrirez vos précieux tissus sous un jour nouveau. D’ou viennent-ils ? Qu’ont-ils vu ? Qu’ont-ils vécu ?

 

Nous partirons ensemble, pas à pas découvrir les secrets d’un monde textile aussi démesuré que méconnu. Parce qu’une amoureuse de tissus avertie en vaut dix, Mars-ELLE a pour mission de partager et d’échanger avec vous sur les dessous du monde textile. Du coton biologique à l’organisation de la fast-fashion, les sujets sont aussi variés qu’intéressants.

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Le partage des savoir-faire

 

Mars-ELLE, c’est aussi un espace pour les couturières amateurs et confirmées avec des tutoriels et des pas-à-pas pour partager les savoir-faire de la couture.

 

Il est primordial qu’internet reste lieu d’échange tant pour l’information que pour l’apprentissage! La couture ne peut pas toujours s’apprendre de mère en fille comme cela se passait autrefois. Si Internet peut combler les distances et permettre l’accès à la couture à tous grâce au partage de tutoriels, d’astuces et de conseils, alors, ensemble, nous avons tout gagné !

 

Magie de la créativité

 

Mais la couture ce n’est pas que du savoir et de la technique. Non, la couture, c’est aussi des rêves, de l’inspiration et un brin de magie. Peut-on vraiment parler de couture sans parler de ce mystère de l’inspiration et de la création ?

 

Chez Mars-Elle, la réflexion et la méditation créative font partie intégrante du processus de couture. Et c’est pour ça que vous trouverez aussi des articles inspirations sur le blog.

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Ensemble

 

Parce que partager le savoir, c’est bien. Partager le savoir-faire, c’est crucial. Mais partager la magie, c’est essentiel.

 

Quelles informations, quels savoir-faire, quelle magie de la couture aimeriez-vous découvrir sur le blog de Mars-ELLE ?

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Les astuces pour ne plus avoir peur de la couture du Jersey

Ecrit par Tutoriel 6 commentaires

Le plaisir de la couture, les retouches et finitions en moins

 

Le jersey est le tissu confortable par excellence. Il se porte en été (petit débardeur sur la plage) et en hiver (t-shirt à longues manches chaud et confortable sous le gros pull). Par ailleurs, il est idéal pour les débutantes en couture ou pour les envies couture sans prise de tête. En effet, il demande beaucoup moins d’adaptations, de modifications et de prise de tête morphologique. Le jersey étant extensible, il va naturellement s’adapter à votre corps pour un minimum d’effort en couture et en retouche.

Mais son élasticité peut faire peur aux couturières qui ne sont pas dans le secret des petits trucs et astuces!

Pas de panique, le Jersey se coud très facilement. Avec ce tutoriel sur la couture du jersey, nous allons passer en revue les principales astuces pour coudre sans encombre cette étoffe.

Pas besoin de surjeteuse pour se faire plaisir avec ce tissu confortable et agréable. Chaque machine à coudre équipée d’un point élastique fera parfaitement l’affaire ! L’élasticité du jersey peut au premier abord vous dérouter, mais avec un chouia de pratique et l’application des petits trucs ci-dessous vous pourrez sans problème vous faire plaisir avec ce tissu !

 

 

Et le plaisir de la couture avec le Jersey ne s’arrête pas là. Exit les longues heures de zigzag des marges de couture. Le jersey ne s’effiloche pas ! Il y a donc un minimum de couture à faire pour avoir un joli vêtement!

C’est le miracle de la cousette « vite-faite » mais qui tombe bien et qu’on porte avec plaisir.

 

Trucs et astuces pour la couture du jersey

 

Il vous faut apprendre à connaître un peu votre machine à coudre (et retrouver son mode d’emploi !). Les règles suivantes vous permettront de vous lancer dans des projets simples en évitant les arrachages de cheveux :

 

  • Installez une aiguille spéciale jersey (en vente dans toutes les merceries). Cette aiguille au bout rond vous permettra de ne pas fragiliser le tissu. Lorsque votre machine saute des points, c’est généralement que l’aiguille installée n’est pas appropriée.
  • Utilisez le point élastique de votre machine à coudre (mais ou donc est rangé le manuel de votre MAC ?). Ce point qui consiste simplement à faire deux points en avant et un point en arrière vous permet de réaliser des coutures élastiques. L’avantage, c’est que la couture ne craque pas quand vous faites un mouvement large et énergique. Ce qui est considéré comme une qualité de base d’un vêtement, même si vous n’êtes pas Serena Williams. Faites quelques tests avant de vous lancer sur votre tissu fétiche. En particulier, si la couture est légèrement froncée, vous devez régler la tension de votre fil.
  • Une grande majorité de machines à coudre propose de coudre avec une aiguille-double. Cette fonctionnalité est parfaite pour faire les ourlets avec un rendu très pro. Pour ce faire, il vous faut une aiguille-double (à acheter en mercerie) et le manuel de votre MAC (encore lui). L’enfilage et le réglage de la tension des fils peuvent varier d’une machine à l’autre.
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  • Attention au sens du tissu. Le Jersey a un endroit et un envers. Lors de la couture il n’y paraitra rien pour le jersey uni, mais une fois le vêtement fini, la différence de texture vous sautera aux yeux. L’endroit du tissu est celui qui présente des colonnes de « V » et l’envers celui qui présente des vaguelettes.
  • Si votre tissu a tendance à roulotter et que vous ne vous sentez pas à l’aise avec les roulottits, évitez de le laver avant la couture. Le pré-lavage va lui donner encore plus envie de se rouler partout. Il reste certes, un risque de léger rétrécissement après le premier lavage. Mais le Jersey offre de la marge naturellement grâce à son élasticité (ce qui est bien commode pour les grosses bouffes).

 

Et voilà c’est tout ! Il existe de nombreux patrons et tutoriels pour vous permettre de vous lancer avec le Jersey sans aucune crainte. En particulier, l’ouvrage « coudre le stretch » de Marie Poisson est très complet (éditions LaPlage).

 

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A bientôt pour d’autres articles sur la couture du Jersey!