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Perdu dans la jungle des certifications textiles ? Défrichons le chemin !

Ecrit par | Biologique, Monde textile | 8 commentaires

Etat des lieux des certifications textiles durables, éthiques et/ou biologiques

De « coton durable » à « vêtements éthiques », les étiquettes des vêtements se remplissent d’appellations « vertes » jusque dans les rayonnages d’H&M. Mais que veulent dire ces certifications et ces logos ? Coton bio ? Manufacture éthique ? Avouez-le, on est vite perdu dans cette jungle de certifications !

 

Les règles de la Jungle des certifications « vertes »

 

Il existe plus de 100 certifications « éthico-durables » rien que pour le monde du textile. Pas étonnant qu’on soit perdu ! Voyons ensemble à quoi servent ces certifications.

 

Le textile (matière première pour la manufacture des vêtements) est principalement produit dans des pays à faible réglementation nationale, tant concernant la protection sociale que pour l’environnement. De plus, les règles internationales ne sont pas contraignantes (comme par exemple l’organisation mondiale du travail). Elles apportent une norme de comparaison, mais pas de garantie.

 

Parallèlement à ce manque normatif national et international, les consommateurs expriment une volonté croissante de consommer plus « éthico-durable ». Une étude réalisée dans 60 pays (Nielsen – 2015) montre que 66% de la population est prête à payer plus cher pour des produits et services «éthico-durables ».

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De cette conjoncture sont nés quantité de certifications. Elles sont le fruit d’associations d’entreprises privées du secteur textile, mais aussi d’ONGs ou de centres de recherche.

 

Et c’est là que le bât blesse. Nombre de ces sociétés qui financent les organismes de certification sont parties prenantes du système de la fast-fashion. Elles encouragent des certifications incomplètes, imprécises et parfois trompeuses pour bénéficier de l’essor du marché « éthico-durable » sans remettre en question le modèle de la fast-fashion.

 

En résumé, les certifications peuvent servir de couverture pour des sociétés qui veulent simplement profiter de ce qu’elles estiment être une nouvelle tendance. C’est du pur green-washing (tentative de traduction :« vert lavage », « verte teinture ») !

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Heureusement, toutes les sociétés et toutes les certifications ne sont pas concernées.

Quelles failles dans les certifications « éthico-durables » ?

 

Il existe des certifications plus complètes, plus contraignantes ou plus garanties que d’autres. Voici les principales faiblesses de certifications qui sont exploitées par les entreprises de la fast-fashion :

  • Certification ciblée : La certification ne couvre qu’une partie de la chaine de production. Par exemple, uniquement les matières premières, ou uniquement l’usage de produits chimiques durant la production des vêtements, etc. Ces certifications peuvent être utilisées de façon particulièrement trompeuses parce que le vêtement est étiqueté « éco-durable » sans autre précision. L’étiquetage laisse croire au consommateur que l’entièreté du vêtement est « éthico-durable ».certification textile ambition GOTS BCI Oeko-tex EU-ecolabel
  • Certification peu ambitieuse : Une certification se doit de fixer un cadre (ciblé ou complet) et des critères sur chaque étape qu’elle certifie. Certaines certifications ont du mal à fixer des critères ambitieux et clairs. Les critères sont parfois tellement vagues qu’ils deviennent inutiles. Par exemple Oeko-tex recommande l’approvisionnement des matières premières « à des fournisseurs qui peuvent prouver leurs responsabilité et leur durabilité (« sustainability ») ». Comment ? Avec quelles garanties ? Aucune précision sur le sujet. De facto, cette ambition de la certification devient simplement une recommandation qui finalement est ignorée.certification textile ambition GOTS BCI Oeko-tex EUlabel

 

  • Certification en auto-évaluation : La certification est une substitution à la confiance. Si vous connaissez un producteur de carottes, vous n’avez pas besoin qu’il soit certifié. Vous pouvez parler avec lui et lui faire confiance sur sa démarche et son sérieux « éthico-durable ». Les certifications amènent ce cachet de confiance pour des sociétés qui ne peuvent pas nous convaincre de visu. Mais comment s’assurent t’elles du respect de leur norme auprès des sociétés certifiées ? Certaines certifications font le choix de l’auto-évaluation. Parce que l’évaluation de chaque fournisseur sur de nombreux critères, chaque année, coûte extrêmement cher. Cela permet il vraiment d’avoir pleinement confiance ?certification textile confiance GOTS BCI Oeko-tex EUlabel

 

  • Certification dépendante et opaque : Une certification qui est principalement financée par de grandes sociétés de la fast-fashion va t-elle pouvoir imposer le niveau de standard et de vérification nécessaire pour éviter le green-washing?

La transparence et l’indépendance des organismes de certification sont cruciales pour maintenir la confiance du consommateur.

 

 

Revue des certifications textiles principales

 

Mais ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain. Les certifications ne sont pas toutes trompeuses à dessein. Cependant, un consommateur averti en vaut mille et la petite revue des certifications textiles ci-dessous vous permettra d’identifier plus facilement les pièges du green-washing !

 

Il existe plus d’une centaine de certifications « éthico-durables » pour le textile. Les certifications les plus visibles sur le marché textile sont analysées ci-dessous.

  • OEKO-TEX
  • BCI : Better Cotton Initiative
  • EU Ecolabel de la Commission Européenne
  • GOTS : Global Organic Textile Standard

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Oeko-tex : la protection de la santé du consommateur avant tout

 

Le standard 100 de Oeko-tex garanti que le produit final ne contient aucun des produits identifiés comme dangereux pour la santé du porteur du vêtement. C’ets la certification la plus courante chez Oeko-tex. certification textile bio éthique green washing oeko-tex standard 100

Cette certification NE garantit PAS :

  • que les matières premières sont biologiques. Les OGM, pesticides et engrais chimiques sont autorisés.
  • que les produits chimiques dangereux ne sont pas utilisés durant la production. Ils peuvent être utilisés tant qu’ils sont retirés du vêtement avant sa commercialisation
  • que le traitement des déchets (en particulier les déchets liquides) est optimal. Le standard 100 ne traîte pas du tout du traitement des déchets.

Ce standard ne couvre donc aucune étape de production. Il se base uniquement sur le produit fini.

 

Par ailleurs Oeko-tex a mis en place un processus de certification des usines de production textile (STeP) qui traite l’utilisation et le traitement des produits chimiques. Cependant, cette certification ne restreint pas les produits chimiques nécessaires à la production de la viscose (CS2) et n’est pas nécessaire pour la certification Oeko-tex des vêtements avec le label Standard 100.

 

Le résultat est compliqué et porte certainement à confusion pour personne non-expert de ce panel de certification. Toute certification Oeko-tex doit être détaillée (Standard 100, STeP, Made in Green, etc) sinon elle ne veut rien dire.

 

« Better Coton Initiative » (BCI): Une initiative, mais pour certifier quoi ?

 

La certification BCI a été créée par le partenariat entre le WWF et un ensemble de mammouths du monde textile (H&M, Adidas, GAP, IKEA, etc). Les objectifs de cette initiative sont :

  • Réduire les pesticides dans la culture du coton.
  • Réduire la consommation en eau.
  • Augmenter la qualité des sols de culture.
  • Maintenir un niveau de qualité des fibres de coton.

 

certification textile bio éthique green washing BCI better cotton initiative

 

L’association BCI a mis en place un système de bonnes-pratiques et des manuels pour atteindre ces objectifs. Il n’existe pas de critères clairs pour mesurer l’atteinte des objectifs. Par ailleurs, rien n’est spécifiquement interdit (OGM, pesticides, engrais synthétiques, etc.).

 

La philosophie de base est que chaque cultivateur de coton doit s’inscrire sur un chemin qui tend vers plus de « durabilité ». C’est pour cette raison qu’il n’y a pas de critères définis de ce qui est accepté ou non. Ce qui est important, c’est de progresser dans la bonne direction.

 

Cette philosophie est largement défendable et les objectifs du BCI sont louables. Mais couplée à une auto-évaluation des fournisseurs pour garantir eux-mêmes leur progression sur le chemin de la « durabilité », c’est un peu nous faire croire au monde des Bisounours.

 

L’initiative BCI ne couvre pas l’aspect « éthique » de la production de coton (salaire minimum, etc.).

 

Vous comprenez qu’en termes de transparence et d’indépendance, le coton BCI n’est pas le roi de sa catégorie.

 

 

EU Ecolabel : le cycle de vie complet des vêtements

 

Cette certification porte exclusivement sur les critères environnementaux et non sur les critères sociaux. L’ensemble du cycle de production des vêtements est pris en considération (de la production de la fibre à la manufacture du vêtement). Tout produit commercialisé en Europe peut prétendre à cette certification même si il est produit en dehors de l’UE.

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L’EU Ecolabel assure une optimisation de la consommation en eau et du traitement, recyclage des déchets et en particulier des rejets liquides.

Cependant, cette certification NE garanti PAS :

  • que le coton est biologique. Cette certification s’applique pour les fibres naturelles et synthétiques,
  • que la viscose est produite en accord avec les meilleures techniques disponibles pour la protection de l’environnement.

 

L’EU Ecolabel est révisé tous les 4-5 ans. Ce qui ne permet pas toujours de rester à la pointe des meilleures technologies environnementales disponibles.

 

GOTS : globale et véritablement « éthico-durable »

 

Le « Global Organic Textile Standard » (GOTS) est la certification la plus complète. Elle couvre les aspects environnementaux, de la culture (pas d’OGM, de pesticide, d’engrais synthétique, etc.) à la confection des vêtements (teinture, traitement du textile, manufacture des vêtements, etc.). C’est la seule certification traitée dans cet article qui garanti que le coton soit biologique, du moins pour un certain pourcentage du vêtement fini. 95% de fibres d’un vêtement doivent être de provenance biologique pour qu’il soit certifié GOTS. Cela inclut les étiquettes, fermetures éclairs, ruban de décoration, thermocollant, etc.

certification textile bio éthique green washing GOTS global organic textile standard

Par ailleurs, cette certification transversale couvre aussi les aspects sociaux. Ils ne sont clairement pas la priorité de GOTS. Le critère fondamental est le respect du règlement mondial du travail principalement pour les étapes de traitement du coton et de confection des vêtements (travail des enfants, heures supplémentaires, salaires décents, etc.).

 

La certification des sociétés et fournisseurs est assurée par un contrôle annuel sur l’ensemble des critères.

Résumé certification textile

Voici le resumé des quatre certifications analysées:

 

certification textile ambition GOTS BCI Oeko-tex EU-ecolabel

Halte là, green-washing !

 

Vous comprenez aisément à la lumière des résumés ci-dessus que les certifications « éthico-durables » peuvent facilement être utilisées à des fins purement marketing. Tromper un consommateur qui veut s’engager dans une consommation responsable n’est pas si compliqué. Certaines marques font du pur green-washing sans volonté de progresser sur un chemin « éthico-durable ».

Cette dérive est largement dénoncée par le rapport « The false promise of certification » ( Changing Market Foundation – 2018) et par « Clean Clothes Campaign ».

 

Cet état des lieux des certifications est loin d’être exhaustif. Renseignez-vous en partagez autour de vous, avec vos familles, amis, collègues et même ici, les informations, les questions sur le sujet. Il existe une quantité d’autres labels et standards à investiguer qui balisent et garantissent, plus ou moins, les aspects éthiques et/ou environnementaux.

 

Mais vous comprenez maintenant, qu’une étiquette «  coton durable » ne donne pas nécessairement toute l’information pour vous permettre de faire un achat engagé!

 

Un consommateur averti en vaut mille ! Gardez l’œil ouvert!

 

Pour aller plus loin :

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jersey biologique tutoriel couture

Mars-ELLE et ses tissus fleuris jersey bio GOTS sortent du bois

Ecrit par | Biologique, Coton, Inspiration | Aucun commentaire

Aujourd’hui, c’est un jour que j’attends avec beaucoup d’impatience depuis près d’un an.

Je me sens à la fois fébrile et extrêmement chanceuse de pouvoir enfin vous présenter le fruit de mon travail.

Dans le monde textile, on peut trouver, d’une part des tissus biologiques généralement unis et intemporels, et d’autre part des tissus à motifs (ceux qui me font complètement craquer) dont nous ne savons le plus souvent rien du tout. D’où viennent-ils ? Quelles qualités ont-ils ? Parfois, même la composition, le mélange des fibres reste un pur mystère.

Si vous êtes amoureuse des motifs et que vous voulez prendre soin de la planète, vous voici dans une situation schizophrénique ! Encore un paradoxe. Encore du pour et du contre. Encore une obligation : choisir entre votre plaisir et vos valeurs, entre le Ying et le Yang.

Et c’est précisément sur ce constat qu’est née Mars-ELLE , une marque de tissu engagée navigant entre Ying et Yang. Les tissus que je vous présente aujourd’hui sont le fruit d’une série de choix qui ensemble forment l’identité de Mars-ELLE :

  • le choix de la matière première,
  • le choix du tissage,
  • le choix environnemental,
  • le choix géographique,
  • le choix du style,
  • le choix de la qualité, jusque dans les détails.

Une fois n’est pas coutume : faire ces choix n’a jamais été aussi simple ! Voici le détail choix par choix, les paradoxes de la couturière, les besoins et les envies d’une amoureuse du tissu tels qu’ils ont façonné le chemin de Mars-ELLE.

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Mars-ELLE est née dans les échantillons de tissus, nombreux, petits, avec leurs étiquettes, fiches techniques et certificats. Je les ai regardés de loin, de près, caressés, retournés, pliés, chiffonnés, étirés pendant des semaines et mon regard est resté sur celui-là, le tout doux, le tout léger, avec ce petit reflet magnifique pour un prix raisonnable. Une fois les premiers motifs tests imprimés, je l’ai cousu, porté et finalement c’est celui-là que Mars-ELLE a choisi. C’est un produit de qualité. Je vous montre ?

Matière : le choix du coton

Choisir le coton dans le cadre d’une démarche engagée pour l’environnement n’est pas aussi évident qu’il y paraît. Cette fibre consomme énormément d’eau (voir l’article sur la culture du coton et l’article sur la consommation d’eau du coton bio) et son traitement requiert parfois une chimie importante. Le coton est responsable de bien des dégâts aux quatre coins du monde.

Le coton est produit à grande échelle partout sur notre globe. C’est une fibre largement utilisée pour l’habillement et son nom est bien connu de l’utilisateur final. Toutefois, le déficit d’information laisse un vaste espace de communication pour le lancement d’une nouvelle marque engagée. La fibre de banane peut aussi faire de très beaux textiles, mais pour une novice, ce n’est pas si simple de se lancer le monde de la banane. Alors qu’avec le coton, c’est bien plus simple.

Le coton est donc la fibre la plus évidente pour commencer une collection textile responsable, parce que le coton est une fibre végétale naturelle, elle doit donc le rester jusqu’au contact avec votre peau.

Pour allier le Ying et le Yang du coton, le pour et le contre, Mars-ELLE fait le choix du tissu coton biologique.

Tissage : le choix du jersey

Choisir le jersey, c’est la décision « disruptive ». Du jersey BIO, vous voyez ça souvent ?

Et c’est bien dommage, parce que le jersey est une étoffe particulièrement simple à travailler tant pour des vêtements confortables que pour des réalisations plus « chics » (Aaaah, si nous pouvions encore demander à Coco ce qu’elle en pense ! ).

Avec Mars-ELLE, vous ne devez plus choisir entre votre envie de protéger l’environnement et vos envies de couture jersey ! Cette première collection est un retour aux sources.

Mais le jersey BIO nécessite aussi d’avoir un tissu 100% coton : pas une trace d’élasthanne dans le tissu. La logique de Mars-ELLE ne peut souffrir aucun compromis sur ces valeurs environnementales : le jersey de Mars-ELLE est donc 100% coton, 100% BIO.

Le jersey 100% coton a une élasticité moindre que le jersey de fibres mélangées (coton plus élasthanne) ou que le lycra. Il est moins nerveux.

Pas de panique, il ne vas pas se déformer jusqu’à garder une forme incongrue ! Mais quelques précautions de couture s’imposent ; comme de faire une piqure de soutient de l’encolure lors de la pose de parementures ou de cols. Rien de sorcier.

Pour le reste, le jersey est le tissu des T-shirts, avec un choix de grammage suffisamment élevé pour ne pas être transparent et suffisamment bas pour garantir légèreté et fraicheur en été. C’est un exercice subtil d’équilibriste que de choisir la tenue, le poids, et la résistance du tissu pour assurer douceur et maintien ! C’est le Ying et le Yang du jersey.

 

Cerise sur le gâteau, une finition anti-bouloche est appliquée au tissu de Mars-ELLE. Fini les T-shirts portés trois fois et qui ressemblent à un sapin de Noël pour « Poly Pocket » avec des mini-bouloches sous les bras ! Le jersey bio de Mars-ELLE est pensé pour le confort mais aussi pour résister aux frottements de la vie.

Environnement : jersey bio GOTS et la transparence.

Les certifications, c’est une jungle incroyable. En particulier pour le textile, vous pouvez aisément vous perdre entre les appellations et parfois les certifications durables, écologiques, biologiques, éthiques, etc.

Mars-ELLE ne fait aucun compromis sur ce terrain-là et a sélectionné la certification la plus élevée en termes de respect de l’environnement (de la culture à la production). En plus, cette certification garantit aussi le respect des personnes et de leurs conditions de travail.

GOTS est le choix le plus exigeant. La certification GOTS vous garantit des tissus biologiques et éthiques. Bien sûr, ça a un coût. C’est le Ying du Yang des questions environnementales et éthiques.

Mars-ELLE est aussi en chemin pour obtenir la certification GOTS en son nom propre. D’ici là, je mets à votre disposition les certificats GOTS du fournisseur, teinturier et imprimeur du tissu (sur demande à info@mars-elle.com).

Géographie : le choix de l’Europe

Notre continent a longtemps été un pôle d’excellence en matière de production textile, jusqu’au jour où la mondialisation a frappé le monde occidental. Mais ici et là, disséminés en Europe, il reste des producteurs de textile.

Mars-ELLE a décidé de travailler avec ces producteurs européens. Pas parce qu’ils sont passionnés ou nécessairement meilleurs ; mais parce qu’ils font perdurer un savoir-faire proche de nous.

Le coton cultivé loin d’ici, là où l’eau et le soleil sont plus généreux, a convergé vers la Grèce où il a été tricoté, teint et imprimé pour vous.

Et comme pour les choix environnementaux et éthiques, le choix géographique implique un coût plus élevé. Chaque choix est difficile ; il faut en être conscient et assumer les conséquences de chacun d’entre eux. Le Ying et le Yang, vous dis-je !

Mars-ELLE tissu biologique coton jersey organic fabric

Style : le choix des jersey imprimé (et de l’uni)

Je ne veux plus devoir choisir entre mes convictions écologiques, mon besoin d’avoir des vêtements unis dans ma garde-robe et mon plaisir incroyable de coudre des tissus à motifs. Ce sont deux éléments complémentaires, mon Ying et mon Yang (encore eux) : les unis de la sobriété et les motifs du plaisir !

Les jerseys BIO, ne sont pas légion. Les jerseys BIO à motifs le sont encore moins. Et les rares jerseys BIO à motifs sont bien trop souvent «layette-bébé-design ». Il est temps de vous faire PLAISIR sans compromis avec de beaux tissus, de beaux motifs et une certification BIO à toute épreuve.

Une couture toute simple réalisée avec un bel imprimé vous donnera sans effort un look affirmé et lumineux.

Les motifs, c’est l’occasion d’exprimer pleinement votre personnalité ! Lorsque vous cousez vos vêtements, vous avez la possibilité d’exprimer votre individualité et de mettre en évidence votre créativité. Les motifs sont un moyen de plus, un incroyable atout pour vous distinguer. Discrètement ou en look complet, ce qui compte c’est de vous exprimer et d’y prendre du plaisir.

Mais pas que de l’extravagance, les unis sont aussi de la fête. Parce qu’ils sont les meilleurs amis des motifs. Et pour pousser cette logique jusqu’au bout, les unis de Mars-ELLE sont assortis aux couleurs choisies pour les motifs. C’est la porte ouverte à la grande création !

 

jersey coton biologique vendu au mètre tissu bio motif bleuet bleu marine Mars-ELLE

 

Pour une fois le choix a été de ne pas choisir. On prend avec nous les motifs ET les unis !

Qualité et engagement : jusque dans les détails

Mars-ELLE s’engage jusque dans les détails. Votre jersey est BIO de bout en bout mais pas question d’oublier les aspects non-textiles : les enveloppes qui emporteront votre coupon jusqu’à vous sont produites à partir de papier recyclé, de même que les cartes qui se trouvent dans votre paquet.

 

Après tous ces choix, l’aventure peut enfin commencer avec les jersey bio imprimé et uni de Mars-ELLE disponibles uniquement sur la boutique en ligne!

Et j’ai incroyablement hâte de voir ce que vous allez réaliser avec les tissus de Mars-ELLE ! Voir ce qu’ils vous inspirent ?

Les tissus sont en prévente jusqu’au 30 juin. Attention, les motifs ont été produits en toute petite quantité.

Je reviens très vite pour vous parler de l’inspiration à la base de la création de cette collection et aussi pour vous raconter les premiers pas de Mars-ELLE et tout le travail réalisé en amont (si vous voulez ne rien rater, pensez à vous inscrire à la Newsletter)

Irrigation coton biologique et conventionnel consommation en eau impact

Entre la culture biologique et conventionnelle du coton, la guerre de l’eau est déclarée !

Ecrit par | Biologique, Coton, Monde textile | Aucun commentaire

Un des aspects fondamentaux de la culture du coton, c’est l’eau. La culture du coton est tenue responsable de l’assèchement de la mer d’Aral (oui, toute une mer, pfuittt, envolée). En Inde, elle est aussi pointée du doigt lorsqu’il est question de la problématique grandissante de l’appauvrissement des nappes phréatiques.

 

Le coton et l’eau vivent une histoire d’amour compliquée. Le coton a des besoins considérables qui tentent à assécher sa partenaire, la terre. Une relation à la vie à la mort qui peut vite devenir mortelle !

 

Est-ce que ce couple est aussi problématique si on remplace le coton conventionnel par son frère, le coton biologique ? (Ceci est une expérience purement métaphorique, à ne surtout pas tenter avec des amis pour vérifier le taux de toxicité de leur couple…)

 

En se baladant sur le net, vous trouverez des informations presque miraculeuses : la culture du coton biologique consomme 91% d’eau en moins que la culture du coton conventionnel. Autrement dit, la culture biologique permet de consommer 10 fois moins d’eau que la culture conventionnelle. Waaaaw, c’est presque magique. C’est tellement magnifique que j’ai voulu en savoir plus !

 

C’est mon côté Saint Thomas. Pour y croire, je dois le voir. Je me suis perdue des heures durant dans les méandres du net pour collecter, digérer et comprendre des informations techniques, rébarbatives et parfois même un peu contradictoires. Le but est de comprendre ce chiffre magique : 91% en moins !

 

Pour bien comprendre tout ce qu’implique la culture biologique du coton comparée à la culture conventionnelle, vous pouvez vous replonger dans l’article dédié à la culture du coton biologique comparée à la culture conventionnelle et dans l’article dédié aux besoins climatiques du coton.

Irrigation coton biologique et conventionnel consommation en eau impact

Système d’arrosage partiellement à l’abandon

Vous venez avec moi questionner la magie du 91% ? Comprendre ce qu’il y a sous un chiffre apparemment simple et magnifique ? C’est parti !

A la recherche du 91% perdu

 

Ce chiffre magique de 91% se retrouve sur bien des pages web sans aucune référence expliquant d’où il vient, pourquoi, comment, sur base de quelles hypothèses…

 

Et il est difficile à traquer le bougre. Parce qu’il laisse peu de traces derrière lui. Pas de liens, pas de références vers les études. Ce 91% est partout mais est très peu documenté. Le net n’est pas toujours aussi transparent qu’il le fait croire.

 

J’ai finalement mis la main sur la source de cette information. Ou plutôt sur les conclusions du rapport, mais c’est déjà pas mal. Les chiffres ont été bien moulinés et sont super clairs. Trop clairs, trop simple ?

 

L’étude de « Textile Exchange » reprend les productions de coton sur l’année 2014 de l’Inde, de la Chine, des Etats-Unis, de la Turquie et de la Tanzanie qui à eux seuls totalisent plus de 95% de la production mondiale de coton. L’échantillon considéré pour cette étude est très largement représentatif de la culture du coton.

 

L’étude évalue deux types d’empreintes sur l’eau :

  • L’empreinte  « Bleue » : c’est l’eau d’arrosage et d’irrigation. C’est celle qui est pompée des rivières et des nappes phréatiques. Cette eau va être utilisée par la plante (pour se construire, pour respirer, etc.) ou bien elle va être restituée directement vers le sol. Etant donné que le chemin de l’eau est modifié, toute l’eau prélevée par le système d’irrigation et d’arrosage sera comptabilisée même si la plante n’en utilise qu’une partie.
  • L’empreinte « Verte » : c’est l’eau de pluie ou l’humidité naturelle du sol. Dans ce cas, seule l’eau consommée par la plante est prise en compte. L’eau de pluie non utilisée par la plante ne subit pas d’impact dû à la culture du coton. Elle poursuit son chemin naturel vers le sol.
Irrigation coton biologique et conventionnel consommation en eau impact

Canal d’irrigation

Le rapport ne fait pas mention des hypothèses prises sur les données climatiques. Ben oui, on parle de centaines de milliers de fermes, c’est dur d’être précis sur les niveaux de pluie, le taux de pénétration dans le sol. Même imprécision pour la consommation d’eau d’irrigation (mon côté Saint Thomas vous disais-je…). D’où viennent ces données d’entrée ? Dans quelle moulinette à chiffres sont-elles passées ? Aucune idée !

 

Bref, « Textile Exchange » secoue le chapeau et Tadam, en sort le joli chiffre de 91%. C’est bon, ne cherchez plus ! On l’a trouvé le calcul de ce joli 91% qui se balade partout sur la toile. Dix fois moins d’eau pour la culture du coton biologique que pour le coton conventionnel.

 

Le WWF en action

Mais je ne me suis pas arrêtée là, et j’ai mis la main sur un joli rapport réalisé par le WWF pour le compte de C&A (oui oui, la grosse marque de prêt-à-porter) qui devait aussi se demander d’où venait ce beau 91%.

 

L’étude, très sérieuse et très complète met en œuvre un procédé d’évaluation de la consommation d’eau totale pour la culture du coton conventionnel et du coton biologique pour plusieurs centaines de fermes dans différentes régions d’Inde (plus de 200 fermes biologiques). L’étude a porté sur les cultures de 2012 et 2013. Les données ont été collectées le plus précisément possible, cependant certaines variables ont dû être estimées (le temps de pénétration de l’eau dans le sol, etc.). Les résultats de ce type d’étude doivent toujours être interprétés avec précaution.

 

Par ailleurs, les zones concernées dans l’étude sont globalement pas ou peu irriguées. Ce qui est plutôt peu courant pour la culture du coton conventionnel qui en général use et abuse de systèmes d’irrigation.

Irrigation coton biologique et conventionnel consommation en eau impact

Système d’arrosage qui pompe directement dans la nappe phréatique.

Premières observations de l’étude du WWF

 

Après analyse des chiffres et des graphiques, les premières conclusions ressortent :

  • Dès qu’il y a irrigation, l’empreinte « Bleue » globale augmente drastiquement étant donné qu’il faut prélever 2 litres sur une rivière pour espérer asperger 1 litre sur la plante, le reste sera perdu en fuites et évaporation. Sur le litre utilisé pour l’arrosage, la plante n’en prélèvera qu’une fraction. Mais dans le calcul, c’est bien les 2 litres prélevés dans la rivière ou les nappes phréatiques qui sont pris en considération. En terme d’efficacité d’utilisation de l’eau prélevée, c’est très mauvais.
  • Les sols biologiques sont plus riches en matières organiques, ils retiennent donc plus l’eau que les sols érodés de la culture conventionnelle. La richesse organique des sols de culture biologique est due notamment à la rotation des cultures, la mise en jachère, l’acceptation des « mauvaises-herbes », etc. De ce fait, l’empreinte « Verte » des cultures biologiques est plus élevée, pas parce qu’il pleut plus, mais parce que le sol retient plus longtemps l’eau de pluie grâce à sa matière organique. Cette eau de pluie peut donc plus profiter à la plante. De ce fait, le coton a moins besoin d’être arrosé et l’empreinte « Bleue » est plus faible.
  • Pour les zones géographiques qui ne nécessitent pas d’irrigation, le total des empreintes « Bleue » et « Verte » pour le coton conventionnel est légèrement supérieur à celui du coton biologique (c’est bien la tendance qu’on attendait, mais on est loin des 91%). Et oui, un plan de coton qu’il soit engraissé aux produits chimiques ou pas a besoin de plus ou moins la même quantité d’eau.

 

Mais le rapport ne s’arrête pas là et considère l’empreinte « Grise » sur l’eau. Cette empreinte considère la quantité d’eau nécessaire pour diluer les polluants relâchés dans l’environnement à un niveau acceptable selon les standards internationaux.

 

Cette quantité d’eau calculée pour quantifier l’empreinte « Grise » n’est pas effectivement prélevée à l’environnement pour diluer les polluants. Mais elle est néanmoins prise en compte pour considérer deux situations finales qui sont comparables (aka : un environnement sain).

 

Selon cette étude, en Inde, l’empreinte sur l’eau (et non pas la consommation, on est bien d’accord !) est globalement 25 fois plus élevée pour la culture du coton conventionnel que celle du coton biologique. Gloups… Cette façon de calculer l’empreinte sur l’eau prend en compte la pollution de l’eau sur un échantillon de fermes cotonnières avec peu, ou sans irrigation.

Comparaison de la consommation en eau du coton biologique et conventionnel irrigation empreinte grise polluant assèchement des nappes phréatiques

Dans le cas d’une comparaison qui prendrait en considération l’empreinte grise et l’irrigation des cultures conventionnelles, on peut s’attendre à des extrêmes encore plus prononcés. Dans ce cas, la culture biologique du coton permettrait un impact sur l’eau peut-être 30 ou 40 fois moins important que la culture conventionnelle. Attention, ceci est une extrapolation qui n’est pas confirmée par une étude en bonne et due forme.

Conclusions de Mars-ELLE

 

La première conclusion, c’est que ça n’est pas si simple de comparer des pommes et des poires (culture conventionnelle et biologique, irrigation ou pas d’irrigation, variations du climat). Les deux rapports analysés ci-dessus prennent des échantillons de base différents et appliquent des méthodes de comparaison différentes. Et encore, là je vous ai fait la version « courte » (oui oui, aussi courte que possible) parce que des méthodes d’évaluation, des rapports et des statistiques, il en existe bien d’autres.

 

Fondamentalement, qu’est-ce qu’il faut retenir de tout ça ?

 

Sans irrigation, le coton biologique ne consomme pas beaucoup moins d’eau pour sa croissance que son copain conventionnel. Cependant, la majorité de la culture conventionnelle de masse est faite dans des zones avec un très fort besoin en irrigation. Ce qui impacte terriblement l’empreinte globale de la culture conventionnelle. Et tout ça sans compter l’eau qui serait nécessaire pour diluer à un niveau acceptable les polluants répandus un peu partout dans les sols et les eaux par cette même culture conventionnelle.

 

Et comprenez bien qu’ici, nous ne parlons que de la culture du coton. On n’a même pas comparé la consommation en eau pour la production textile et la teinture pour une filière classique, ou une filière GOTS !

 

Bref, dites 91% en moins, 10 fois mois, 25 fois moins, si ça vous arrange (et que vous ne souhaitez pas vous lancer dans 4 pages de digressions comparatives), mais surtout citez vos sources !

 

 

Les sources utilisées pour cet article :

Les conclusions du rapport de Textile Excahnge

Le rapport du WWF pour C&A

Pourquoi du coton biologique pour les tissus de Mars-ELLE?

Ecrit par | Biologique, Coton, Monde textile | 1 commentaire

Etat des lieux du tissu en coton bio

 

Quand je parle de mon projet Mars-ELLE autour de moi, les gens me demandent souvent, « Mais ça veut dire quoi exactement coton biologique ? » ou bien « qu’est ce que tu veux dire par « coton biologique », tu ne vas pas le manger quand même?»….. Je réalise suite à ces discussions, combien nous sommes souvent déconnectés des réalités du monde textile.

Le textile et en particulier la mode, représentent un marché d’environ, à la grosse louche 3,000,000,000,000 dollars par an. Autrement dit 3 millions de millions de dollars par an (ça fait un sacré paquet de tissu n’est ce pas ?). C’est un secteur qui vend une image glamour et qui reste sous les radars de la transition écologique actuelle qui touche pourtant largement l’alimentation et l’énergie. Alors soulevons ensemble un bout de l’épais tapis qui recouvre tout ça pour tenter de comprendre le « coton biologique ».

Tout d’abord, pourquoi ce besoin de coton biologique ? Simplement parce que environ 2,5% des terres cultivables mondiales sont consacrées à la culture du coton, alors que cette même culture du coton consomme environ 15 à 20% des pesticides mondiaux. Gloups.

 

Coton biologique récolte

Autrement dit, les pesticides sur les champs de tomates (culture conventionnelle qui probablement ne se fait même plus dans un « vrai champ ») c’est déjà pas jojo, mais pour le coton, à surface équivalente, on asperge environ 10 fois plus de produits chimiques. On ajoute à ça, les engrais, la consommation incroyable en eau, l’appauvrissement des sols, les traitements chimiques de la fibre et du tissu et j’en passe et des meilleures. S’impose alors naturellement la nécessité impérative de repenser et de revoir le modèle de production du coton.

Coton conventionnel versus coton biologique: le duel

 

Je ne suis pas ici pour démoraliser l’assemblée. Non ! Je suis ici, parce qu’il existe des solutions. Des solutions connues, maitrisées et applicables qui permettent de répondre point par point aux problématiques de pollution de la culture du coton et de la fabrication textile. YESSSSSS ( je vous avait dit que j’avais des bonnes nouvelles).

Voici un petit tableau comparatif des grandes étapes de culture et de manufacture pour vous permettre de comprendre l’impact du coton biologique comparé à son opposant, le coton conventionnel. Petit duel en règle, niak niak:

Biologique
Conventionnel
Préparation des graines
Non traitée, sans OGM
Traitées avec des fongicides et insecticides, possibles OGM
Préparation du sol
Rotation des cultures, engrais naturels
Engrais synthétique, mono culture intensive appauvrissement des sols
Contrôle des « mauvaises herbes »
Arrachages mécaniques ou manuels et tolérance sur les mauvaises herbes bénéfique pour les insectes et animaux
Insecticides et pesticides utilisés en masse, sol mis à nu.
Production (filage)
Stabilisation de la fibre avec utilisation d’agents non-toxiques
Stabilisation de la fibre avec utilisation d’agents toxiques
Blanchiment
Blanchiment au peroxyde non-toxique
Blanchiment à la chlorine, création de sous-produits toxiques
Traitement du tissu
Traitement à l’eau chaude avec contrôle du PH par des produits non-toxiques
Traitement à l’eau chaude et produits chimiques additionnels
Teinture
Basse concentration de métaux lourds et de sulfures
Haute concentration en métaux lourds et sulfures
Impression
Pigments en base aqueuse ou pigments sans métaux lourds
Pigments issus du pétrole avec haute concentration en métaux lourds
Prix d’achat
Elevé
Bas
Prix sur le long terme
Le prix juste pour protéger notre environnement. Les coûts des mesures pour protéger l’environnement et la société sont inclus à chaque échelon dans le processus de production.
Enorme. Les coûts liés aux impacts sur l’environnement (dépollutions, coûts sociaux, etc.) ne sont pas pris en compte dans le prix de vente et devront être assumés plus tard par on ne sait pas bien qui…

Coton biologique de la graine au tissu mars-elle tissu vente au mètre coton bio

Bref, on compte les points, et on comprend vite que les jeux sont biaisés, que les dés sont pipés, que l’arbitre est un gros vendu. Que seul le prix d’achat compte. Qu’à l’échelle mondiale les autres points sont du pipeau sinon, je ne serai pas en train d’expliquer à tout mon entourage « pourquoi du coton bio »…. Pourquoi, le coton biologique devrait être la norme!

Le futur du Coton Biologique?

 

Noooon, je vous avais dit que je n’étais pas ici pour démoraliser l’assemblée, alors… place aux bonnes nouvelles !

En 2016, il y a eu une production d’environ 110 000 tonnes de coton biologique, ce qui représente une part d’environ 0,5% de la production mondiale du coton. Hé ! On avait dit des bonnes nouvelles Mars-ELLE. La bonne nouvelle, c’est que les chiffres de 2017 doivent encore être compilés et digérés par la grande machine à statistique, mais une augmentation signification de la production est attendue. On attend une augmentation d’environ 3-4% comparée à la production de 2016.

En parallèle, le coton durable se taille lui la part du lion. Son patronyme n’est pas particulièrement bien choisi et, en bon mot valise qu’il est, il englobe tout et un peu n’importe quoi (je vous parlerai de cela dans un prochain article). Oui, sa définition n’est pas claire comme du cristal, mais il connaît une augmentation significative sur les dernières années. Il représente actuellement environ 15% de la production mondiale annuelle du coton. Ce qui veut dire que les mentalités évoluent, enfin !

fleur de coton biologique pesticides

J’ai encore tellement de choses à partager avec vous sur le textile, la jungle des certifications, ce fameux « coton durable », l’hypocrisie des grandes marques, les avancées significatives en agronomie, les questions d’impact social, le modèle économique. Et encore une foule d’autres sujets pour soulever ensemble, un petit peu plus chaque fois, le tapis qui nous cache la réalité du monde du textile.

Vous embarquez avec moi pour comprendre et décoder notre impact textile ? Inscrivez-vous à la newsletter de Mars-ELLE!

 

Références:

Pour en savoir plus, rendez-vous sur :

Et pour tout savoir sur les grandes étapes de la culture du coton, allez vous rafraichir la mémoire sur cet article: le B-A-BA de la culture du coton.