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Aujourd’hui c’est Marie-Line qui me fait l’honneur de témoigner sur sa relation très intime et engagée à la couture.

Commencer la couture en faisant du sur place

« Quand j’ai abordé la couture, je n’y connaissais absolument rien. J’ai beaucoup rêvé tout d’abord, en me promenant dans le magazine de couture que j’avais découvert à la bibliothèque locale issu d’un don d’une collection d’anciennes revues de couture.

Quand j’ai voulu coudre mes premiers vêtements, les différentes sortes de textiles m’étaient inconnus, je suivais à la lettre les indications du modèle mais en réalité j’étais à cent mille lieux de l’adéquation projet couture/qualité du tissu. Tout me semblait être une question de techniques à découvrir et à parvenir à maîtriser. Il faut le reconnaître les résultats étaient bien piètres.

J’ai passé des années de « sur-place couture » tout en conservant le rêve de savoir coudre un jour.

Ma priorité, ma vie, ma passion ont tourné longtemps autour de la réalisation de jardins, l’approfondissement du vivant, les agencements de couleurs, de formes… les bruits, les ressentis que procurent la vie avec un jardin.

La couture en lien avec les fondamentaux de Marie-Line

A la même époque, je me suis réappropriée des savoir-faire avec comme fil conducteur, une grande simplicité de vie.

En poursuivant cette réappropriation, la couture est naturellement revenue sur le devant de la scène. Car après avoir repoussé les adjuvants divers et variés proposés par l’alimentation industrielle, la cosmétique classique, les produits d’entretien bien connus, je me suis penchée sérieusement sur la fabrication des vêtements, composition, provenance, impact sur l’environnement. J’ai pensé aux femmes, aux fillettes enfermées dans les usines du monde… Mon regard a définitivement changé.

Parallèlement, j’étais très sensibilisée aux mille et une tonalités de la nature environnante, bien au-delà des limites du jardin construit, à cette harmonie fine et constante qui évolue au fil au fil des saisons ;

Une recherche textile alignée

Aujourd’hui je me mets en quête de textiles qui répondent à mon cahier des charges : sains, durables, dans des coloris les plus harmonieux possibles.

Avec une exigence supplémentaire qui est apparue comme une évidence : construire une garde-robe belle, durable, adaptée à la saison, et avec l’idée que je me fais de ce qui est seyant pour ma personne.

Je souhaite également une garde-robe avec peu de pièces complémentaires, (Marie Kondo est passée par là) peu gourmande en tissus, cousue dans des tissus qui embellissent avec le temps – assouplissement, douceur des coloris « un peu passés ».

Une gageure ? Peut-être.

La réalité face aux ambitions

Mais qu’en est-il aujourd’hui de ma quête en matière de création couture ?

  •  Je couds un peu mieux c’est un fait, mais je n’ai pas fait de progrès fulgurants – je bute souvent sur les ajustements qui sont « à peu près ».
  •  Mais oui, ma connaissance des textiles est bien meilleure. Je ne transige pas avec mes exigences en la matière – j’étudie attentivement la composition et la traçabilité. Exit les synthétiques, les viscoses et autres : je retiens : le coton (avec un bémol) le lin, la laine, le chanvre. Je n’ose dire la soie car je suis incapable de la coudre. Bémol sur le coton, en raison de sa culture très exigeante en eau. J’en tiendrai compte à l’avenir. Je note le grammage et je compare avec d’autres tissus. Dans une même matière Je saisis dans une même matière les différences entre les tissages, popeline, voile, gabardine, sergé….
  •  Je couds des vêtements simples mais avec des tissus de qualités –
  •  Je couds ce dont j’ai besoin dans la vie qui est la mienne –l’uniforme jean, pantalon// tee-shirt, sweat, chemise, pull style tee-shirt, robe ou jupe épurées.
  •  Je prends beaucoup de plaisir dans la recherche des bonnes associations de coloris, je découvre les possibilités des oppositions -clair/foncé – je m’inspire des amish qui arrivent à créer des effets de motifs ave des tissus unis simplement grâce à leur disposition

Je cède à la tentation des imprimés inspirés de la nature – mais je préfèrerai rester dans les unis, je ne trouve pas encore toute la palette recherchée.

Les tissus de Mars’elle

J’ai trouvé mes fournisseurs – et je les ai limités pour ne pas tomber dans le piège de l’hyperconsommation qui cherche bien entendu à m’atteindre.

Sur recommandation d’un article qui vantait les qualités d’une popeline, j’ai poussé un jour la porte de la boutique en ligne de Mars’elle. Et je m’y sens bien !

Je retrouve dans la démarche de cette créatrice ce qui fait écho dans ma propre vie et notamment dans mon approche de la couture.

J’ai enfin trouvé des jerseys sans élasthanne !!! Fini les tee-shirts qui s’abîment aux fils des lavages ; j’ai découvert des unis, des imprimés, j’ai pu coudre les tee-shirts dont j’avais besoin ; le tissu est si agréable ;

Les tissus sont en grande largeur ! Depuis que j’ai enfin compris l’impact de ce critère sur le métrage à utiliser, et que je ne me fie plus aux préconisations du patron, j’économise du tissu, j’y suis très sensible ;

Les imprimés sont uniques et ils sont encore plus beaux au porté qu’à plat à la coupe. Ils valorisent la personne ;

Les commandes sont emballées sans aucun plastique – même les systèmes de fermeture en sont exempts – Ouf ! plastique toxique non merci ! je suis très sensible à l’attention mise par Rebecca dans ce domaine ;

La boutique est à « taille humaine », je ne passe pas un temps fou à chercher, à hésiter ;

De nouvelles qualités d’étoffe font leur entrée presque à chaque saison et viennent compléter les « grands classiques »

J’aime beaucoup le blog qui m’inspire et me donne de précieuses infos.

Je suis séduite par la beauté des photos qui font rêver !

J’aime cette boutique, je limite mes achats de tissus car il y en a beaucoup qui me font envie, mais me direz- vous je dévierai je n’ai pas besoin de tout, il faut si peu quand on a réussi à coudre le vêtement qui nous fait vibrer, dans lequel on se sent bien et enfin soi-même.

Découvrez encore plus de coutures de Marie-Line dans la vidéo suivante:

N’hésitez pas a commenter ce récit de la vraie vie d’une couturière.

Et si cela vous plait, je vous recommande les témoignages de Florence et de Mélanie, aussi personnels que différents

Mars-Elle

Author Mars-Elle

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Join the discussion 2 commentaires

  • Un fort joli témoignage, plein de douceur. J’aime comme tes tissus nous permettent de créer, chacune, notre univers, en cohérence avec nos convictions! La démarche de Marie-Line est inspirante 💗

    • Mars-Elle dit :

      Je suis tellement d’accord avec toi. Il y a tellement de cohérence dans l’ensemble qu’il en ressord un sensation de paix, je trouve. ça donne terriblement envie.

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